Être Agriculteur Bio à Le Val

Revenons sur les motivations du maire de Le Val qui refuse l’implantation de tunnels de culture qui, je le rappelle, sont entièrement démontables.

Il est exact que des petits malins par le passé et sous le couvert d’un statut agricole ont construit des maisons et des bâtiments d’exploitation pour ensuite les revendre au  profit d’opérations immobilières.

Les terres classées en zone agricole ne sont constructibles que sous le statut d’agriculteur.

Les éleveurs d’escargots sont sous le statut agricole, tout le monde voulait devenir éleveur d’escargots 🙂

Il y a eu beaucoup de dérives et il est normal que l’on ne puisse pas faire n’importe quoi en matière d’urbanisme.

Ce qui n’est pas normal, c’est que maintenant les dérives viennent de la mairie qui sous ce prétexte bloque totalement l’installation des nouveaux agriculteurs, sans distinguer les petits malins des agriculteurs.

C’est l’argument principal d’une ancienne institutrice devenue Maire de Le Val presque par hasard puisque le maire sortant est décédé 1 semaine avant les élections.

Sans même parler de construire une habitation ou un bâtiment d’exploitation, un tunnel de culture (entièrement démontable) est systématiquement considéré par le maire comme une construction, donc dangereux pour l’environnement urbain. Et oui, les maraîchers ne sont pas agriculteurs mais promoteurs de tunnels de culture sans fondations, c’est bien connu !

Il faut bien faire la différence entre une serre (fondation en béton) et un tunnel qui n’a pas de fondation et qui possède la structure d’une tente démontable.

Tout le problème est là, je suis dans une impasse, poussé dans mes retranchements et obligé de mettre en évidence mon opposition contre un maire hostile à l’installation des agriculteurs sur la commune de Le Val.

Que puis-je faire d’autre si on m’empêche de travailler ? Aller au bar du village toute la journée boire le RSA ?

Que nenni ! j’aime mon métier et j’ai bien l’intention de l’exercer, même si le seigneur de la ville s’y oppose.

Aimer la terre c’est comme aimer son chien. Elle est fidèle et généreuse, elle nous nourrit et je la préfère au bar du village 🙂

C’est donc sous le couvert d’un respect absolu des règlements d’urbanisme qu’il n’est pas possible de s’installer à Le Val comme maraicher en zone ND. Pour reprendre les propos de Roger Giraud adjoint à l’urbanisme et ceux du maire « il fallait vous installer en zone agricole mais pas en zone ND ».  Réglementairement c’est totalement exact, sauf qu’ il n’y a quasiment plus de terres agricoles à vendre parce que tous les propriétaires attendent qu’elles deviennent constructibles. Lorsqu’on en trouve le prix dépasse les 20 000 euros l’hectare au minimum et il est totalement impossible d’amortir cet achat en exerçant une activité agricole qui comme tout le monde le sait ne rapporte plus grand chose malheureusement.

On appelle cela « la langue de bois », celle de ceux qui au moindre pouvoir la manient avec une grande facilité comme si ils l’avaient toujours parlée.

D’ailleurs lorsque je raconte mon histoire à des Valois, ils sont surpris car Michèle Roatino (le maire) ne manque jamais une occasion de faire savoir qu’elle souhaite développer l’agriculture à Le Val. A plus de 20 000 euros l’hectare, elle ne risque rien, aucun agriculteur n’aura les moyens de s’installer à ce prix qu’elle cautionne et maintient. Et cette spéculation sur les terres agricoles n’est pas prête de s’arrêter, si le maire bloque tout développement agricole dans les autres zones comment voulez vous que les prix baissent. Cette pression foncière et d’urbanisation sur les terres agricoles est maintenue de cette façon.

On appelle cela « la langue de bois », celle de ceux qui au moindre pouvoir la manient avec une grande facilité comme si ils l’avaient toujours parlée.

D’ailleurs lorsque je raconte mon histoire à des Valois, ils sont surpris car Michèle Roatino (le maire) ne manque jamais une occasion de faire savoir qu’elle souhaite développer l’agriculture à Le Val. A plus de 20 000 euros l’hectare, elle ne risque rien, aucun agriculteur n’aura les moyens de s’installer à ce prix qu’elle cautionne et maintient. Et cette spéculation sur les terres agricoles n’est pas prête de s’arrêter. Si le maire bloque tout développement agricole dans les autres zones, comment voulez vous que les prix baissent ? Cette pression foncière et d’urbanisation sur les terres agricoles est maintenue de cette façon.

Ce n’est donc pas par choix que j’ai acheté en zone ND en toute connaissance de cause mais par obligation, parce que c’est moins cher (et on reste encore à 10 000 euros l’hectare). Cette zone ND était cultivée par nos anciens. C c’était un temps où nos collines étaient entretenues, l’époque où nos anciens ont construit toutes nos restanques et notre patrimoine. Maintenant on nous oblige à travailler à la ville et à nous alimenter dans les supermarchés qui ont détruit notre économie locale. C’est donc sous le couvert du respect des règlements d’urbanisme que la mémoire et le courage de nos anciens disparaissent et que notre patrimoine est laissé à l’abandon.

En conclusion, même à 10 000 euros l’hectare, il n’est pas possible d’obtenir la bénédiction des seigneurs de la ville de Le Val pour pouvoir exercer le métier d’agriculteur et entretenir les collines afin de faire perdurer la mémoire de nos anciens.

Regardez cette photo, prise avant que je m’installe. Lorsque vous vous promeniez dans les collines (quartier Milan), vous pouviez voir ce paysage.

Avant mon installation
Avant mon installation

Derrière cette colline à l’abandon il se cache beaucoup de choses. la photo ci- dessus est prise  exactement au même endroit que la photo ci-dessous.  J’ai juste rénové le patrimoine existant, tout était déjà en place pour s’installer comme maraîcher.

Après mon installation
Après mon installation

Et de plus près on trouve des restanques pour la culture, une ruine cadastrée comme bastide en 1880, qui en 2010 n’est plus considérée par le cadastre actuel et qu’on m’interdit de restaurer, alors que je ne veux que conserver ce patrimoine historique.

Bastide en 1880 et zone de culture restaurées
Bastide en 1880 et zone de culture restaurée
Culture été 2010
Culture été 2010
Poivrons octobre 2010
Poivrons octobre 2010

Incroyable non ? Je ne souhaite qu’une seule chose : qu’on respecte mon travail et qu’on me laisse travailler, rien de plus.

Je n’aurai jamais imaginé avoir autant de problèmes avec la mairie. Il m’arrive de regretter d’être venu travailler dans cette colline. C’est dommage… car cette terre je l’aime comme un membre de ma famille.

1 thought on “Être Agriculteur Bio à Le Val

  1. Tenez bon,vous finirez bien par y arriver,quand la valeur de votre travail sera connue dans la commune.Si cela vous interresse je tient un magasin d’alimentation 29Avenue Dreo a Brignoles et je suis a la recherche de fruits et ou legumes BIO mon tel:06 30 00 16 33 A BIENTOT

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