Construction box à chevaux

Étant donné que je suis dans une zone d’urbanisme classée ND, les constructions pour chevaux sont autorisées sans avoir le statut d’agriculteur dans cette commune. (De toute façon, j’ai le statut d’agriculteur ).

J’ai donc déposé un permis de construire pour 4 boxes à chevaux situés sur les 5 hectares que je possède. Ces box ont été positionnés de façon à ce qu’il ne puisse y avoir aucun vis-à-vis et impact sur l’environnement. Avec 5 hectares, c’était assez facile…

J’ai présenté un projet de pensionnat pour équins afin de palier le manque à gagner du refus de la mairie d’implanter un tunnel de culture (voir cet article) ce qui m’impose un chômage technique de 7 mois par an !!!

Cette demande de construction étant parfaitement légale et conforme aux règles d’urbanisme de la mairie, et de plus supervisée par un avocat spécialisé en droit de l’urbanisme, la mairie utilise tout ce qu’elle peut d’autre pour faire obstruction.

Pour commencer, un délai de 7 mois est imposé pour étudier le dossier.

Ensuite, je dois déposer une autorisation auprès de la préfecture du Var au titre des installations classées pour l’environnement. Oui, vous ne rêvez pas, pour des boxes à chevaux et rien de plus. Et le plus drôle, c’est que je suis agriculteur Bio et que  mes 5 hectares sont entièrement classés bio par Ecocert (les seuls hectares Bio sur cette commune)

Et pour finir, plus de 6 pièces complémentaires me sont demandées.

Exemple: Un document graphique (simulant une photo) permettant d’apprécier le positionnement des 4 boxes à chevaux dans l’environnement. Et tout ça excentré sur 5 hectares rassemblés sur une seule feuille ! (ce qui est impossible avec une si grande surface). L’architecte s’arrache les cheveux. En plus de 20 ans de métier, elle n’a jamais vu ça. Et je ne vous raconte pas les factures que je dois payer pour l’avocat et l’architecte…

Ci-dessous, le cadastre avec les points rouges qui représentent les 4 boxes à chevaux.

Cadastre box à chevaux
Cadastre box à chevaux

Vous ne me croyez pas ? Je comprends, c’est tellement hallucinant, voyez vous- même le document de la mairie

Ma motivation  est double. Il s’agit de :

1- Pallier le  manque à gagner dû au refus de la mairie (dès le 1er rendez-vous et il y en a eu 3) d’implanter un tunnel de culture (voir cet article) qui m’impose un chômage technique de 7 mois par an.

2- Trouver une autre source de revenu tout en respectant une éthique environnementale. Comme l’indique ma page d’accueil sur mon site internet www.var-bio.fr, un projet est en cours sur 5 hectares classés Bio sur la commune de Le Val : Réintroduire l’Ane de Provence sur la commune, cultiver la terre, débroussailler chez vous avec un programme éducatif pour les enfants autour de l’âne.

Mais pourquoi m’acharner à vouloir rester dans cette commune? Honnêtement, je ne sais pas !  Quand on aime la terre on ne compte pas…

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