Mairie Le Val => Jean-Pierre Siau

Dans le courant de l’été (juillet 2010), je cherchais le point d’eau agricole normalement présent dans toute commune favorable à l’agriculture.

Je me suis rendu au services technique de la mairie de Le Val. A ce moment, le 1er adjoint Jean-Pierre Siau et Roger Giraud, adjoint à l’urbanisme, étaient présents dans la cour. Je m’adresse directement à ces messieurs qui m’informent qu’il n’y aura plus de point d’eau agricole (il y en avait 3, ils ont été fermés.).

Étrange pour une commune qui se proclame favorable à l’agriculture.

Il faut savoir que la rivière (Ribeirotte) alimente tous les canaux d’irrigation du village pour les jardins, les piscines, et le lavoir communal restauré récemment. A Le Val, il y a de l’eau partout sauf pour un agriculteur ! On restaure le lavoir mais pas le point d’eau agricole.

Alors j’insiste en ma qualité d’agriculteur et c’est à ce moment qu’une histoire digne de Pagnol commence…

le 1er adjoint Jean-Pierre Siau me demande la quantité d’eau dont j’ai besoin. Je lui indique 3 m/3 soit 3000 litres chaque jour pour irriguer provisoirement (été 2010)  la culture de tomates Bio en plein champ.

Il réfléchit… puis s’exclame : « 3 mètres cubes, mais c’est énorme, ce n’est pas écologique d’utiliser 3M3 pour irriguer !  »

Sachant que la totalité des jardins du village et environs sont justement irrigués et alimentés par cette rivière, c’est au bas mot un minimum de 1000M3 chaque jour qui sont utilisés, sans compter les piscines ! Alors je me demande si j’ai bien compris cette réponse et je réfléchis à mon tour…

Après avoir tourné 7 fois ma langue dans ma bouche, voici ma réponse :

« Monsieur Siau, votre vision de l’écologie me semble venir de la ville mais certainement pas d’une commune rurale. Si la culture de tomate Bio n’est pas possible à Le Val avec 3M3 d’eau, c’est que vous préférez les tomates espagnoles que l’on trouve dans les supermarchés  et qui justement poussent dans une eau abondante dans laquelle on ajoute des pesticides et des traitements chimiques. Vous êtes de la ville pour ignorer cela, vous n’êtes pas d’ici !  »

Ce monsieur possède une piscine. En général une piscine contient 100M3. Il semble qu’il préfère se baigner plutôt que d’avoir un maraîcher Bio sur la commune.

Ensuite, Roger Giraud a pris la parole, « mais oui, vous pouvez pomper dans la rivière ».

Le hic, c’est qu’il me donne une autorisation qui ne relève pas de sa compétence ; elle appartient à la police de l’eau sous l’autorité de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) régie par le  décret n°2005-636 du 30 mai 2005 relatif à l’organisation de l’administration dans le domaine de l’eau et aux missions du préfet coordonnateur de bassin.

Cette conversation fut totalement stérile, je n’ai pas obtenu de la mairie une solution agricole durable concernant l’eau sur la commune. J’ai finalement obtenu cette eau par un citoyen de Le Val qui possède une petite parcelle de terre desservie par le canal d’irrigation et qui m’a encouragé à cultiver mes tomates.

Ensuite, avant de partir, j’ai insisté sur l’importance de faire revenir les agriculteurs sur la commune, mais c’est sans espoir, la politique appliquée actuellement est limite anti-agriculteurs. Les commerces disparaissent et nous avons 2 agences immobilières avec 1 architecte pour 4000 habitants. Les terres agricoles sont colonisées par des habitations et la pression foncière est énorme puisque les zones agricoles sont délaissées par les exploitants.

Pour exemple regardez le prix et le nombre de terrains en vente sur la commune.

Agriculteurs sauvez- vous, il n’y a rien de bon pour vous dans cette commune.

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