Un maraicher Bio se bat pour travailler

Le 09 novembre 2010, le Var Matin titre en 1ère page « Un maraicher Bio se bat pour travailler »  Lire cet article du Var Matin

Une histoire simple et extrêmement compliqué à la fois.

Janvier 2010 : J’ai rencontré le maire de le Val pour l’informer de mon installation agricole et pour lui demander un tunnel de culture (sans fondation) et un peu d’eau pour mes cultures.

Toujours en janvier 2010 une commission d’urbanisme à discuté de mon cas, toutes mes demandes sont refusées en bloc ! Y compris un peu d’eau transportable avec une citerne à eau pour mes cultures dans l’attente d’avoir un forage. Même pas un peu d’eau… C’est donc inutile de faire une demande écrite pour les tunnels de culture puisqu’elle sera refusé en conformité avec le Pos (Plan d’Occupation des Sols) qui n’autorise pas les tunnels (mais les piscines et box à chevaux !) dans la zone ND (naturelle) ou je me trouve.

Solution possible : le maire doit soumettre une demande de dérogation voté par le conseil municipal, ce qui n’a jamais été envisagé et reste refusé.

Conséquences: Pas de tunnel de culture = pas de cultures pendant les périodes de froid (octobre à avril) =  7 mois par an sans pouvoir travailler dans de bonne conditions.

Mai 2010 : Le Plan local d’urbanisme est en cours d’élaboration et arrète la zone agricole à 123 mètres de mon exploitation agricole.

Motif: Le mairie ne veut pas modifier les plans de son PLU pour intégrer un agriculteur.

Conséquences: Ou je fais faillite ou je sors des rangs pour devenir un opposant au maire, je n’ai plus le choix !

Juin 2010 :

6 mois après mes 1ère demandes refusées, il est temps de réagir pour sauver mon installation agricole et pour trouver des solutions de remplacement aux cultures refusées afin de garantir un revenu minimum pour survivre. Le règlement d’urbanisme autorise la construction de box pour chevaux, que puis je faire d’autre ? Ce n’est pas forcement la meilleure idée que j’ai eu mais je n’en ai pas d’autres, je suis au pied du mur, je n’ai plus le choix.

L’arme du maire étant de rester dans la légalité alors j’utilise la même. En théorie la loi est la même pour tous, mais c’est de la théorie, Louis XIV disait “La loi, c’est moi” en réalité c’est toujours plus ou moins en vigueur.

Je dépose un permis conforme au règlement d’urbanisme pour 4 installations de pension pour chevaux de 100m2 chacun. C’est exactement le contraire de ce que je voulais faire, je n’ai jamais voulu construire dans ma colline (5 hectares), je voulais juste cultiver des légumes Bio. Mais comment survivre autrement qu’en prenant des chevaux en pension ? C’est la seule chose encore autorisé sans dérogation du conseil municipal pour cultiver des légumes.

Novembre 2010 : (11 mois plus tard)

Un article dans le Var Matin alerte de ma situation

Réponse du maire: Les tunnels de culture ne sont pas envisageable parce que je veux construire 4 fois 100M2 de box à chevaux dans la colline.

C’est quand même trop fort d’être en politique, je suis maintenant « un constructeur et un agriculteur déguisé »

Demande de tunnels en janvier => permis pour box à chevaux en juin 6 mois plus tard parce que je n’avais pas le choix !

Mais alors pourquoi ne pas annuler cette demande de permis ?

C’est fait par 2 fois avec 2 administrations influentes qui ont tentées une médiation, super alors tout s’arrange ? Et non le maire refuse quand même les tunnels de cultures, ce qui prouve que les constructions de box à chevaux (4 fois 100M2)  ne sont qu’une nouvelle arme utilisé contre moi et prétexte démagogique pour m’empêcher de travailler.

Maintenant pour chaque nouvelle personne qui s’intéresse à mon cas pour convaincre le maire de changer d’avis, le maire est un loup qui se déguise en agneaux, presque en victime d’un méchant maraicher bio qu’on accuse d’être « un constructeur et un agriculteur déguisé ».

En l’état des choses, maintenant STOP, je veux bien rentrer dans les rangs mais surement plus baisser mon pantalon.

Un effort significatif doit venir du mairie, et pour ceux qui pense que ce n’est pas légitime c’est que vous êtes aveugles et injustes.

6 commentaires sur “Un maraicher Bio se bat pour travailler

  1. Et nous qui cherchons des maraichers bio pour nous fournir des panier !
    Nous sommes à Rocbaron qui est un exemple caricatural de la folie urbanistique des maires…Nous nous battons pour essayer de préserver les terres agricoles et surtout maraîchères. Nous avons attaqué le PLU (plein de tricheries) et le Tribunal Administratif l’a annulé c’est donc la guerre ouverte avec le maire…(alors que nous sommes tout à fait pacifistes) mais il faut plutôt parler de nécessaire résistance…

  2. bonjour
    nous meme maraicher bio en vendée! nous te souhaitons bon courage!!! nous aussi nous avons des probleme pour trouver des terres car les notres sont pas bonne (mais nous en avons!!) courage et tien nous au couran!!!

  3. un conseil … FAIT !! 😉
    t en a rien a f***** de ces lois qui datent de 1000 ans et qui sont depassé , t as qu’a regarder ou le pays en est …. bref
    respecte l environnement , nourris ta famille et t occupe pas du reste
    sinon tu fera jamais rien
    courage

    un varois libre en dehors du troupeau !

  4. Meme situation, dans le vignoble nantais, en déprise totale, ou on ne sait plus quoi faire des terres nouvellement non cultivées…mais le maraichage bio interdit en Zone N, pour ceux qui lisent la loi avec des oeillères!

    Je suis écoeuré quand en plus, les vignerons qui cultivent en ZN n’hésitent pas à épandre leurs produits de mort, alors que le teste stipule « interdire toute opération ayant un impact sur le fonctionnement biologique »… mais là on ne dit rien, dans le pays, car les qq agriculteurs qui restent sont vignerons, et certains au conseil municipal…

    Ca fait 5 ans que je cherche à m’installer, 4 tentatives infructueuses, 5 années de trime dans le vent… si je m’installe pas aujourd’hui, je m’installerai jamais…

    Et si je cultive pas, j’irai semer dans leurs bureaux!

    Fraternités paysannes

  5. Je suis désolé pour ta situation que je connais bien.
    Et ce n’est pas les syndicats agricoles qui t’aideront…
    On devrait faire une liste des communes ou il ne faut pas s’installer…
    COURAGE

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