Quand les dernières terres fertiles seront construites, alors seulement vous prendrez conscience que l’argent ne se mange pas.

Thierry FRANCOIS

Le schéma de cohérence territoriale ou SCOT est un document d’urbanisme au dessus des PLU/POS, il fixe à l’échelle de plusieurs communes ou groupements de communes, les orientations fondamentales de l’organisation du territoire.

Le SCOT de Provence Verte en version intégrale (172 pages) avec le diagnostic et PRE-PADD est téléchargeable ici (un peu long à charger à cause des 172 pages), il est la source de l’article écrit ci dessous.

Il concerne 37 communes (dont la commune de Le Val) structuré en 4 Communautés de communes avec une population de 94 575 personnes.

Nous allons étudier l’agriculture et les orientations fixés dans ce SCOT de la Provence Verte qui fait trembler les communes qui s’empressent de réaliser leur PLU avant que ce Scot ne soit en vigueur puisqu’il domine et est opposable au PLU/POS. Les orientations agricoles qu’il fixe sont en totale contradiction avec les PLU qui s’élabore en urgence actuellement.

Une analyse de 2003 montre qu’en 1972, les espaces agricoles représentaient environ 35 000 ha et que en 2003 il n’en restait plus que de 25 000 ha.

10 000 ha d’espaces agricoles ont été perdus, nous sommes en 2010, 7 ans plus tard, alors imaginez les chiffres actuel !

Un calcul très simple sur la base de 2003, 94 575 personnes en Provence Verte pour 25 000 ha = 0,264 ha soit 2640 M2 par personne.

Vous croyez vraiment pouvoir nourrir vos enfants dans les cantines Bio très à la mode actuellement ?

Soyons réaliste, même si les vignes étaient remplacées par du maraichage, avec 2640 M2 d’espace agricole par personne c’est impossible.

Cette situation très alarmante, démontre que nous avons perdu notre autonomie alimentaire en Provence Verte, et nous finirons par importer 100% de notre nourriture en générant des transports de nourriture et une pollution énorme et contraire au grenelle de l’environnement.

Prenons l’exemple de la commune de Le Val épinglé dans ce SCOT à la page 112

Plus de 4800 ha d’espaces agricoles aujourd’hui urbanisés (soit 38,5 %) et donc irrécupérables pour l’agriculture.

Les communes les plus touchées par ce phénomène se situent à proximité immédiate de l’autoroute (Pourrières St Maximin, Brignoles, Le Val) ou au sud est (Rocbaron, Garéoult). Parmi la trame urbaine c’est le mitage par l’urbanisation diffuse qui est la forme urbaine la plus consommatrice d’espaces agricoles.

Le Val dans l’élaboration de son PLU en 2010 à la page 13 prévoit:

Des capacités résiduelles élevées et des zones agricoles sous pression.
700 nouveaux logements dans l’hypothèse de la suppression de la superficie minimale et 1 250 logements sur les quelques 125 ha de zone Agricole dans la périphérie immédiate.

Les solutions alors ?

Heureusement il en existe, même si on ne peut déjà plus revenir à une situation normale, il est encore temps de ne pas couper la branche sur laquelle nous sommes assis.

Pour commencer lorsqu’on implante des logements, la 1ère question pour les élus est : Est-ce que la station d’épuration peut assumer ce nombre de logement ?

Les élus ne se posent pas les bonnes questions, avant de penser à évacuer il faut d’abord remplir ! 🙂

La bonne question serait : Est ce que nos terres agricoles sont en adéquations avec les nouveaux logements suplémentaires ? On se pose bien la question pour les écoles et la station d’épuration, pourquoi pas avoir un quota pour les terres agricoles cultivées et non pas en friche en attente d’urbanisation ?

Le Scot de la Provence Verte préconise à la page 112 :

Il en ressort que la composante naturelle, avec plus de 7800 ha pris sur les espaces agricoles (soit plus de 60%), est majoritairement bénéficiaire de cette baisse, ce qui explique aussi la croissance généralisée des espaces naturels entre 1972 et 2003.
Dans ce cas il s’agit d’espace agricole abandonné qui se transforme au fil des ans en espace naturel (maquis, garrigue puis formation arbustive). Il faut préciser que ces espaces naturels ne sont pas inexorablement perdus et peuvent potentiellement faire l’objet d’une reconquête agricole.

En conclusion : La reconquête d’anciens espaces agricoles (zone ND) actuellement abandonnés doivent être reconquit en terre agricole.

L’agriculture locale peut non seulement nourrir les personnes mais aussi créer des emplois, à condition qu’une terre agricole ne coute pas plus de 25 000 euros l’hectare ce qui est le cas actuellement. Pour exemple regardez le prix et le nombre de terrains en vente sur la commune de Le Val.

Un maraicher pour s’installer à besoin de 1,5 hectares au minimum donc 25 000 euros X 1,5 ha = 37 500 euros à amortir en vendant des salades et des tomates !!!! Sans compter l’investissement du matériel…. et le reste pour irriguer….

Il faut suivre les recommandations du SCOT de Provence Verte dans la reconquête de terre agricole (Zone ND), et c’est ce que j’ai fait.

Je n’avais pas les moyens de m’installer en terre agricole qui de toute facon n’existe presque plus à la vente et à la location encore moins.

Ce qui m’attire les foudres sur ma commune qui m’impose de ne pas travailler de novembre à avril de chaque année !

La suite plus tard….


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